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CARACHO 3000 


Le caracho est un planeur fabriqué par la société « Vektor Modelltechnik » fondée en 1997.Ce planeur succède au caracho premier qui était déjà un planeur incontournable en F3B. Ce planeur devait essayer d’être meilleur que son précurseur notamment en essayant d’être moins vulnérable en durée et en étant aussi bon en distance et en vitesse. Il faut donc pouvoir être rapide, solide et léger ce qui n’est pas une mince affaire. Pour réussir à relever ce défi, il a été conçu par des grands noms du F3B en Europe : Peter Hubertz, Dierter Perlick et Denis Duchesne.

Les caractéristiques techniques :



Envergure : 3040 mm
Surface : 61,3dm2
Poids : 2,200 à 3,200 kg


POURQUOI LE CARACHO 3000

C’est pendant la mythique compétition de F3B de Munich, qui se déroule tous les ans fin septembre début octobre que Patrick Médard a vu voler ce planeur pour la première foi notamment aux mains d’un de ses géniteurs Petter Hubertz. Il fut impressionné par ce planeur qui a su être bon à la fois en vitesse en en durée.
Dès qu’il fut rentré en France il y eu concertation entre les membres de l’équipe de F3B de Melun et la décision a été prise d’en commander 3.
Ce planeur avait l’avantage d’être performant, beau et surtout disponible. En effet à l’heure actuelle un planeur de F3B performant n’est que très rarement disponible sans un délai variant de 1 à 2 ans.

RECEPTION DU COLIS

 Après 6 mois d’impatience les deux premiers carachos sont arrivés dans leur carton.
On découvre alors sans surprise une très belle machine, très bien finie et avec les principaux accessoires nécessaires.


L’aile est en trois morceaux ce qui permet un transport facile dans la voiture


Le saumon avec, en option, les petits volets mobiles surtout là pour l’esthétisque.


L’articulation des ailerons et des volets magnifique avec la peau en carbone qui évite d’avoir une ouverture lorsque l’aileron est baissé.


L’emplacement des servos de volet avec la rallonge d’origine.


Le connecteur du tronçon central installé d’origine.


L’empennage en V option carbone où il n’y a aucune articulation visible sur l’extrados.


Les fibres de carbones visibles pour un effet esthétique indéniable.


Les plombs de 300,600 et 1000 grammes

LE MONTAGE

 Le fuselage : Cela consiste surtout à de l’assemblage et il n’y a aucune difficulté si on utilise le matériel qui est prévu :servos graupner 3241 avec également un récepteur graupner. La platine est usinée à la fraiseuse numérique et ces éléments s’adaptent parfaitement.

On passe la rallonge fournie on coupe des supports pour les servos puis on les visse, enfin on soude un accu de 4 éléments du type AA ou LR6 .

Pour les commandes la méthode utilisée pour fixer le guignol au carbone est la suivante :
                       
- On colle à l’araldite

                        - Puis on sertit pour assurer le coup avec une pince.

Il reste suffisamment de place à l’avant pour mettre le plomb.





Les ailes : Pour les ailes il faut creuser le trou pour le passage des commandes et percer la gouverne pour coller la commande fournie.

 
Schéma du montage :





Ensuite les servos sont collés à l’araldite lente sur l’extrados puis on ajoute une calle entre l’intrados
et le servo pour résister à la torsion.
J’ai utilisé des servos Volz numérique micro maxx XP.


Les commandes sont en corde à piano coudée du coté du servo et avec un guignol du coté de la gouverne.
On positionne le cache fourni et c’est fini…

LES REGLAGES

 J’utilise les réglages du constructeur :
« Traduction du site »



        aérofreins: Il faut mettre beaucoup de volet presque 90° vers le bas et relever légèrement les ailerons. Il est préférable de privilégier la manœuvrabilité plutôt que de mettre trop d’ailerons vers le haut. Il faut qu’en mettant les ailerons d’un coté celui qui de baisse revienne au neutre.
        Crochet de treuillage: 111 mm à partir de l’empreinte le l’ogive jusqu’à l’avant du crochet.
        Centrage: 102 mm du bord d’attaque.

LE VOL

Le premier vol

    Ca commence toujours par un essai radio. Dans ce planeur le fuselage n’est pas en carbone mais il possède tout de même deux mèches pour la rigidité. La méthode utilisée est de rallonger l’antenne avec un morceau de fil électrique. C’est simple et l’expérience prouve que ça marche. Le test de portée, pour le F3B, qui est exigeant est que la réception soit bonne en plaçant le planeur à 150 m en ne sortant qu’un seul brin de l’antenne. Cela reflète bien l’une des phases les plus critiques qu’est la fin de la distance où le planeur est loin, bas est où la présence d’autres concurrents peut gêner l’émission.
    Ensuite un petit lancé à la main pour vérifier les neutres et comme prévu il n’y a aucun problème.
Nous voila au premier treuillé, moment de tension, on se prend un peu pour un pilote d’essai. Une entière confiance dans nos réglages et le montage, toutes les commandes sont dans le bon sens. On se prépare à ce que le planeur parte tout droit en refusant de monter ou alors que qu’il cabre trop est qu’il se décroche trop vite du parachute. Le planeur est maintenant accroché au parachute tout le monde est prêt. Le treuilleur, mon père, me demande si je suis prêt et c’est parti. Finalement le planeur par sur un raille et le treuillage se fini par un zoom trop timide.



En vol

    On vérifie de nouveau les trims et on prend le soin de vérifier la réaction du planeur à la sortie des AF. Après quelques minutes de vol tranquille il est temps de se poser on sort tous les AF et le planeur approche avec une vitesse ridicule, c’est donc très facile.

    La durée:      Il faut voler 10 min et faire un atterrissage de précision. Dans cette épreuve le caracho 3000 à su remplir son contrat est être meilleur que son grand frère. Il est assez petit par rapport à la moyenne mais en mettant des volets (environ 1mm), il a un taux de chute suffisamment faible. Dans des conditions très neutre comme pour le premier vol du matin à 8h00 sur son taux de chute minimal et après un bon treuillage on peut réaliser environ 7min30 .
                       Pour la cible comme les AF sont efficaces c’est relativement facile. De plus le fuselage est assez solide pour accepter un planté : La technique consiste, lorsque l’herbe est humide et que l’on a peur que le planeur glisse, à amener le planeur à un métre du sol avant de pousser pour que le planeur arrive à verticale et se plante comme un javelot. C’est violent mais c’est précis.

    La distance :    On a quatre minutes pour réaliser le plus d’allers-retours entre deux plans séparés de 150 mètres. Dans cette épreuve il peut être nécessaire de lester le planeur. Pour le caracho en ce qui me concerne je ne mets du plomb que s’il y a du vent et dans l’axe des bases, jamais plus de 300 grammes. En fait le caracho pénètre bien et il n’a pas besoin de trop de plomb.
                          Une fois en l’air le planeur n’a aucun problème pour s’adapter aux conditions, on peut aussi bien voler vite que gagner du temps en volant lentement.

    En vitesse :    Ici d’après différents avis que j’ai reçus et ma propre expérience, l ne faut pas hésiter à mettre le plomb de 1 Kg. On ne s’abstiendra que si le vent est arrière au treuillage. Mais il faut faire attention car on se confronte au premier défaut de conception du caracho. Lorsque l’on met le plomb de 1 kg alors le planeur part franchement à gauche au treillage. Avec les réglages du constructeur en contrant aux ailerons on arrive à reprendre le planeur mais si on met des réglages trop limites en reculant le crochet et le centrage, le planeur peut se retrouver au sol en moins de 2 secondes.
                        Les allemands arrivent à faire de très bon temps en dessous des 17 sec à la régulière, mais je dois bien avouer que j’ai beaucoup de mal à descendre en dessous des 20 sec. Il y a une part de pilotage trop approximatif mais aussi un problème dans la phase d’accélération qui demande du travail pour être efficace.