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Concours de Piré sur Seiche (Rennes) les 9 et 10 Juin 2007-06-11

Le F3Beeeeh ! Par un débutant…


J-1, Le jour fatidique approche, c’est demain mais pour l’instant c’est vérification du matériel, nettoyage des surfaces, vérification de la radio, des programmes, on « gave » les batteries, on respire à fond et on repense aux différentes phases à venir, bref on se dit zen et on se met même à rêver, mais le sommeil tarde à venir avec les angoisses de l’inconnu, ce sacré Philippe DURU, il m’a inscrit d’office, sans doute pour remplir les cases et ce la veille, alors c’est vous dire si la pression qui monte n’est que récente !...

 Jour J, Arrivée des concurrents, mais je ne connais presque personne, politesses d’usage, bonjour par ci, bonjour par là et tout le monde débarque le matériel (pas de détails, la liste est longue….) . Pas le temps de cogiter l’important c’est de tout mettre en ordre de marche, la guerre approche et les troupes sont fraîches, respect de la sécurité avant tout et planification des épreuves, les juges font leurs « gammes », les guerriers affutent leurs armes, concentration maximale, jusqu’au moment ou, patatras ! Pour moi tout s’embrouille, j’habite où ?, je fais quoi ? Comment ? Hein ? Ah….ouf….ils sont tous là ! Pour me rassurer, me conseiller, et remonter mes chaussettes, eh oui elles étaient déjà au niveau des talons ! mais qui « ils », eh bien tous, les organisateurs, juges, concurrents….Je viens de comprendre ce qui à mes yeux est la première règle dans le F3B, c’est du travail d’équipe avec des compétiteurs disponibles, compétents et qui ne lésinent pas pour vous donner un coup de main et vous faire comprendre que c’est avant tout un long apprentissage mais que les « confirmés » sont biens décidés à aider les plus jeunes (hic !...45 ans le jeune quand même..)

 Ça y est, LA compet.. commence, première épreuve la durée, eh bien elle dure….dur.., un peu de stress, pas de stratégie ou plutôt plus de stratégie, mais tout de même un peu de concentration, viens par ici, viens par là, mets pas tes pieds là dedans, écoute moi, fais ce que tu peux…pauvre coach, il n’a pas le candidat rêvé, mais je crois qu’il s’amuse bien quand même, ça c’est au moins une chose que je sais faire, il pourra raconter de quoi amuser la galerie à la prochaine rencontre… Pour avoir fait quelques entrainements avec Philippe DURU, c’est une première épreuve qui se passe correctement, 9’59’’ et hors cible   bah !...
Pour info j’ai vu de mes propres yeux un très grand compétiteur « cracher » sur ses ailes pour les nettoyer, faites gaffes les gars des fois que les Suisses, les Allemands ou autres demandent des prélèvements et commencent les analyses, y’a un risque, moi je dis y’a un risque qu’ils découvrent quelque chose…..aller hop tous aux toilettes, j’en rigole tout seul….

     Deuxième épreuve, la distance, et je me suis fais distancé…Une nouveauté pour moi, jamais fais, donc résultats à la hauteur, c’est à dire vraiment pas terrible, les genoux qui clignotent, euh pardon, les yeux. Le stress est à fond, enfin je pense, le nombre de bases je ne sais plus, bof  pas terrible du tout, en plus le planeur à failli attaquer les juges à la base B lors de l’atterrissage…(non, à la vérité c’est un décrochage), qui plus est pas très sympa votre concurrent car la base B était sous tutelle de « Mesdames les juges »….
Retour du planeur au paddock, 1,5 litre d’eau dans le gosier et un gros ouffff…..Mais ce qui m’attend est encore pire !

     Troisième épreuve, la vitesse, alors là mes aïeux c’est la cata…, pour moi c’est réellement l’épreuve éprouvante, les genoux claquent, les rotules s’enfoncent dans les galoches, les yeux picotent et le cœur est au niveau du cerveau, bref, j’ai la « trouille », en plus c’est du n’importe quoi pourvu que çà finisse, euh oui c’est encore une première, mais bon, l’avantage c’est que cela se termine vite, enfin beaucoup mois vite pour moi, et la sanction est elle immédiate, j’ai failli péter le chrono à près de 97 km/h, çà rigole pas mal et comme le dit Philippe, je n’ai pas perdu mes points sur le permis !...finalement ce qui est important c’est que mon planeur n’a pas flutter, moi si !,… de plus, parce que la partie de rigolade n’est pas finie, y’a un « foutu » champ de blé dans le coin, haut comme la tour Eiffel, alors bonjour les démangeaisons et au revoir les copains…et comme y’a pas de bip dans l’perdreau, séance de quadrillage, repérage méthodique et toutiquanti…Un bon point tout de même, la marche à pied ça délasse !

Pourtant sur cette épreuve, car s’en est une, beaucoup de monde pour me conseiller, mais il faut bien se faire une raison, le cerveau s’est calé sur position « neutre », vous savez la position ou plus rien ne se passe même lorsque l’on agite les manches !
Finalement la compréhension de tout ce méli-mélo va se faire au débriefing avec le coach, c’est vrai je découvre tout, mais il faut bien le faire une première fois !
La nuit devrait porter conseil, alors gros dodo, big sandwich, thalassothérapie et réconfort du « gouvernement » !...

 

J+1, deuxième jour de compet…., les épreuves se suivent mais ne se ressemblent pas, la météo varie un peu, mais certainement beaucoup moins que moi, tiens ! Le stress est toujours là, mais c’est qu’il deviendrait collant le compagnon ! Mais avec chance (oui, c’est un autre de mes copains, et ils sont nombreux en ce moment, d’ailleurs je me demande si tous les autres concurrents n’attendent pas les nouvelles séances de rigolade, franchement, ça détend hein les gars ?) j’ai quand même enregistré 5% de ce que l’on m’a dit la veille, c’est vrai que je les ai comptés les coachs, ils étaient près de 45, mais ça ma foutu une pression d’enfer, je vous dit pas, et puis si je vous le dis, la marque c’est Heineken, encore les Allemands ?

 Alors, ces résultats ! Pour les épreuves de durée, assez correctes et je ne rate plus la cible…
Pour les épreuves de distance, correctes aussi dont un mille…youpi !... et désolé pour toi Philippe, fallait pas m’inscrire !

Pour les épreuves de vitesse, ça y est, le chrono vient de nous faire péter sa pile au lithium ! 130 km/h à un certain moment, ou à un moment incertain, je ne sais plus trop bien..c’est vrai que ça rigole toujours derrière mais certainement pas pour les mêmes raisons, en réalité je crois qu’il viennent de découvrir en moi un futur….euh je ne sais plus quoi….je crois que je viens de déraper sur le clavier de l’ordi….mais tout à fait entre nous j’ai repéré trois « lascars » une larme à l’œil, les cheveux hirsutes et en plein doute sur leur devenir, j’ai cité, et pas dans un ordre réfléchi : Patrick Médard, Jean Michel Fraisse et Rolland Henninot ….z’avez la trouille les gars ?, moi pas parce que tout ce que je peux apprendre viendra forcément de gens comme vous et de tous les autres….parce que des compétiteurs compétents et généreux de leur savoir est toujours la meilleure source pour qui veut bien les écouter !...

 

Conclusion (brève )

 

J’ai quitté mon « Pixel » 2 servos, incidence variable, envergure 1,52 m en tirant fort sur le vinyl, très fort même, j’en ai pleuré, mais bon….le problème est que l’année passée j’ai rencontré Lionel Fournier (F3J) à la Banne (et croyez moi, lui il s’ en souvient….) et qui me dit : « Jacques, si tu veux goutter à un vrai planeur, essaye le mien ! » chose dite, chose faite, je sors le tissu à carreaux, l’opinel, le tire bouchon et je m’apprête à le goutter ce planeur, alors là ! mes enfants, quel plaisir, ça vole tout seul, y’a rien à faire, une vraie machine de débutant qui débute….et de fil en aiguille (oui, je fais de la couture aussi, bourré de compétences le gars, hein ?) je me retrouve en contact avec mon cousin breton, Philippe Duru, ah oui pour ceux que cela intéresse je suis Breton,( là je prend tous les raccourcis possibles, pour pas faire trop long) et Philippe me conseille d’acheter un planeur d’occasion F3J pour pouvoir m’entrainer à la discipline F3J (vous voyez ou je veux en venir….) quelques entrainements de durée plus loin en F3J avec ce fameux planeur qu’est le Starlihgt 2000, déjà le nom j’aime beaucoup et 2000 ça fait chic….Découverte du treuillage, « pinaise ! » ça décoiffe, c’est monstrueux, ben oui, c’est nouveau pour moi !...6 ou 7 séances plus loin, que fais donc mon Philippe ? Dans le mille, il m’inscrit d’office au concours F3J de Rennes, les résultats c’est pas important, d’accord ? Et il récidive pour le concours de F3B avec mon planeur de F3J (ça y est je suis arrivé à ma chute !..), mon classement : dernier, mais ironie du sors je suis quand même dans le top 12 de la rencontre, je vous laisse deviner pourquoi !

 Ce que je retiens de tout ce parcours, c’est que le F3B est une discipline merveilleuse, pourquoi ? Tout simplement parce que l’on est en permanence en apprentissage ….(là c’est très court, mais c’est bien, non ?)

 Mais par dessus tout c’est une discipline qui procure des émotions, des sensations, des envies, du stress aussi, bref on vit !....Je suis enthousiaste de mes débuts, mais croyez moi beaucoup de modélistes, sans le dire ou même le savoir n’aspirent qu’à le découvrir, pour peu que l’on sache les interpeller ….

 
J’arrête là, la batterie est à plat, et il faut que je trouve un planeur de F3B, d’occasion,  vous savez les négociations, ça prend du temps !....

 

Remerciements à vous tous !

Jacques LE RALLIC